Une invitation au Carême pour tous les pèlerins spirituels
de la part de Surprisedbyjoy@yahoo.com et Gods_gnome@yahoo.com
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Par Surprised by Joy
Transfiguration
Marc 9, 2-8
Environ une semaine plus tard, Jésus emmène trois de ses apôtres seuls à l'écart, avec lui. C’est alors qu’il leur est donné de vivre une expérience littéralement « au sommet » ! Leur Jésus tant aimé est transfiguré, ses vêtements deviennent éblouissants de blancheur devant eux. Et ils ont alors la vision de Jésus avec deux anciens prophètes juifs, tant célébrés que révérés. Moïse, Élie et Jésus s’engagent dans une profonde conversation. Pierre émet alors une suggestion ridicule, quand une nuée se forme qui les couvre de son ombre. Une voix s’élève du sein de la nuée. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Puis les trois disciples se retrouvent miraculeusement seuls, avec Jésus, et commencent à descendre de la montagne.
Jésus leur ordonne de tenir cette histoire strictement secrète jusqu'à ce qu'il ressuscite d'entre les morts. En chemin, les trois disciples s'efforcent de comprendre ce que signifie « ressusciter d'entre les morts ». La tâche est si ardue qu’ils demande à Jésus de les éclairer. Il leur explique à nouveau que souffrance et rejet l’attendent sur le chemin.
Plusieurs choses m’impressionnent dans cette histoire. Tout d’abord, la clarté spirituelle exige du temps et de la compréhension, et ce en dépit d’une connaissance intime de Jésus. Ensuite, Jésus est le Bien-aimé de Dieu. Nous sommes tous appelés pour écouter le Bien-aimé. Troisièmement, même Jésus fait référence aux chefs spirituels et aux prophètes juifs de l’Ancien Testament, dans sa préparation pour les souffrances et la mort à venir. Bien que l’Ancien Testament (souvent appelé les Textes Sacrés du judaïsme) soit difficile à comprendre au vingt-et-unième siècle, il comporte certains aspects spirituels qui méritent notre attention. Enfin, chacun de nous doit un jour ou l’autre descendre de la montagne et retourner dans la vallée, où la vie est difficile, décourageante et dangereuse. Nous ne pouvons demeurer au sommet de la montagne pour toujours.
Considérez l’idée de tenir un journal pendant votre réflexion du Carême en vous posant les questions suivantes. Que signifie souffrir et être rejeté alors que nous suivons Jésus vers sa croix ? Plus tôt, Jésus nous a enseigné que si nous décidons de le suivre, il nous faudra nous renier nous-mêmes et porter nos propres croix. Nous aussi, risquons de souffrir pour le message de Jésus. Nous aussi, pouvons connaître le rejet de notre société, de notre religion, de nos amis et de nos familles. Il n’y a rien d’aisé dans la décision de devenir disciple du Christ. Christ, le Bien-aimé nous promet de la joie dans notre souffrance.
Prière : Bien-aimé, bénis notre méditation aujourd’hui. Aide-nous à vivre comme tes disciples bien-aimés. Amen.
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Par Surprised by Joy
Le prix de la vie de disciple
Marc 10, 17-25
L’histoire d’aujourd’hui nous frappe au porte-monnaie, comme le dit la devise. L'argent parle. L’Évangile nous fait part de cet homme qui aimait davantage ses richesses que l’idée de suivre Jésus. Les deux hommes ont beaucoup à nous apprendre. Cette histoire traverse le temps. Et je suspecte qu’elle constitue l’un des enseignements les plus difficiles de Jésus.
Cet homme sans nom pourrait être n’importe lequel d’entre nous. Il court au devant de Jésus et tombe à genoux. « Bon Maître, » dit-il, « que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? » Jésus interrompt son voyage pour entreprendre une conversation personnelle avec ce fidèle enthousiaste et lui demande, « Pourquoi m’appelles-tu bon ? » Jésus déclare ensuite que seul Dieu est bon, et énumère six des Dix Commandements donnés par Moïse. L’enthousiaste fidèle affirme très vite qu’il a observé tous ces commandements depuis l’enfance.
C’est alors que nous découvrons ce qu’est le prix de la vie de disciple pour cet individu en particulier. « Jésus fixa sur lui son regard et l’aima : Une seule chose te manque, lui dit-il. « Va vendre tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. » Mais à ces mots, l’enthousiaste fidèle devint sombre. Il avait de grandes propriétés. Il ne pouvait pas, il se refusait à faire ce que Jésus exigeait de lui. Il s’en alla tout triste. Jésus commence alors à enseigner à ses autres disciples, « comme il est difficile aux riches d’entrer dans le royaume de Dieu. » Les disciples sont stupéfaits de cet enseignement. Ils sont à ce point surpris que Jésus les appelle doucement ses « enfants », et insiste de plus belle sur le prix de cette vie de disciple en s'aidant de l'exemple « du chameau qui passe plus aisément par le chas de l'aiguille qu'un riche entre dans le royaume de Dieu ».
L’argent n’est pas mauvais en soi. Mais la fortune et les possessions peuvent nous tenir au point d’altérer notre vie spirituelle. Dans le cas de ce jeune homme, la fortune importait davantage que le fait de suivre Jésus. Il aimait ses richesses plus qu’il n’aimait Dieu. Il pouvait acheter tout ce qu’il voulait, sauf la vie éternelle.
Nous devons nous recueillir en prière sur l’histoire d’aujourd’hui. L’argent est une préoccupation spirituelle. Jésus ne nous appelle pas tous à tout abandonner. Mais il peut nous demander de faire des sacrifices financiers, de vivre plus simplement et plus généreusement. Prions pour la richesse et la façon dont Dieu aimerait nous voir l’utiliser. Jésus n’a jamais promis un Évangile de « santé, fortune et prospérité ». L’argent soulève un problème important de protection de la spiritualité.
La renaissance spirituelle ne coûte rien. La vie de disciple nous coûte. Où nous situons-nous dans l’histoire d’aujourd’hui ?
Prière : Oh Dieu, parle-nous clairement alors que nous nous attardons avec Jésus et le jeune homme fortuné. Amen.
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Par Surprised by Joy
Marc 10, 26-31
Les derniers seront les premiers ; les premiers seront les derniers.
Les disciples stupéfaits poursuivent leur conversation avec Jésus après que le jeune homme fortuné les ait quittés. « Alors, qui peut être sauvé ? » Et le Professeur poursuit son patient enseignement. « Aux homes, c’est impossible, mais pas à Dieu :tout est possible à Dieu. » Pierre l’impulsif laisse échapper ce qu’il a en tête. Jésus, s’exclame-t-il, « Nous avons tout quitté pour te suivre. » Et Jésus fait une promesse merveilleuse à ceux qui ont tout quitté pour le suivre. Voici cette promesse : que bien des premiers seront derniers, et les derniers premiers, dans le siècle à venir. C’est une leçon très importante à retenir ! Car certains d’entre nous pourraient être appelés à quitter maison, famille et pays natal, à la suite de Jésus. Et des persécutions pourraient surgir dans notre aventure avec Jésus.
Dietrich Bonhoeffer était un pasteur luthérien allemand qui s’est opposé à Hitler pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il suggère l’existence d’une « trilogie » dans l’Évangile selon Jean à propos de la vie de disciple chez les chrétiens. Nous sommes appelés à renaître, à une vie de servitude et de fidélité à Jésus, même dans la persécution (Jean 3, 13, 15).
Prière : Dieu, aide-nous à comprendre cette parole difficile de Jésus. Amen.
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Par God’s Gnome
Un avertissement ignoré
Marc 10, 33-34
« Écoutez-moi tous ! » Dit-il, « Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme va être livré aux grands prêtres et aux scribes. Ils vont le condamner à mort et le livrer aux païens. Ils vont le railler, cracher sur lui, le fouetter et le mettre à mort. Mais trois jours après il ressuscitera. »
Marc nous dépeint une image frappante dans le texte d’aujourd’hui. Nous voyons Jésus qui marche devant, ses disciples rassemblés derrière lui, sur la route de Jérusalem et la Pâque. Jésus est perdu dans ses propres pensées, isolé dans sa contemplation de l'horreur et de la souffrance qui l'attendent, si proches. Enfin, en appelant à ses amis autour de lui, il les prévient de son sort pour la troisième fois. A présent il ajoute les moqueries, les railleries et les flagellations qu’il va endurer. Bien que les disciples aient été certains que Jésus était le Messie, ils fermèrent leurs oreilles et leurs esprits aux horreurs qu’il leur décrivait. Personne n’est à l’abri de rejeter ces choses que l’esprit humain est incapable d’imaginer. Nous bloquons toute nouvelle de maladie incurable, de mort et de révélation susceptible de gâcher l’image de ceux que nous aimons et admirons.
Il faut faire preuve d’un certain type de courage pour avancer tout en ayant conscience des conséquences terribles qui vont suivre. La peur de conflits à venir en a arrêté plus d'un qui s'élevaient contre l'injustice, la corruption ou les fraudes financières. Le châtiment et ses conséquences ont bien souvent mis fin à des affrontements inégaux. La mort brutale ou la lente torture ont été le sort de ceux qui se sont élevés contre des lois injustes dans leurs propres pays. La calomnie, la diffamation voire même l'excommunication ont été autant de conséquences pour ceux qui ont osé critiquer les pratiques de ces institutions religieuses auxquelles ils appartenaient. A certaines époques de notre histoire, ceux qui ont protesté contre la violence domestique se sont heurtés à l'indifférence dans les tribunaux et à la condamnation par leurs églises. Qui peut se croire apte à supporter l’horreur conjurée par la souffrance et la mort ? Qui d’autre qu’un être de foi peut voir au-delà de la torture et des épreuves le triomphe ultime ?
Les disciples auraient été mieux préparés pour cette crucifixion s’ils avaient été plus attentifs à cet avertissement et moins à leurs propres pensées. Que leurs oreilles aient refusé d’entendre la signification de ses paroles, souligne là encore, l’isolation de Jésus jusque parmi ses amis. A travers les siècles passés, nous percevons toujours la solitude de cette silhouette solitaire sur la route de Jérusalem. Jésus, qui a connu la solitude devant la mort, est cette même silhouette solitaire qui attend pour marcher avec nous à travers nos champs de désolation.
Prière : Dieu, en ces temps où la persécution et la peine peuvent être le résultat de notre service auprès du Christ, rappelle-nous que Jésus a marché sur cette voie avant nous. Amen.
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Par Surprised by Joy
Compréhension sélective
Matthieu 20, 17-28
Pour ceux qui débutent dans la lecture de la Bible, vous remarquerez que parfois, certaines histoires sont redites par d’autres auteurs d’Évangiles. Telle est notre situation aujourd’hui. Cette histoire est également relatée dans l’Évangile selon Marc, 10ème Verset, 35-45. Cette interprétation particulière souligne la requête d'une mère auprès de Jésus pour ses fils en adoration, Jaques et Jean. Ils sont avec Jésus depuis trois ans comme autant d’apôtres fidèles dans son cercle intime. Jacques et Jean semblaient plus réceptifs à Jésus, et parfois ils étaient invités à des événements particuliers auxquels les autres apôtres n'étaient pas conviés. La transformation du Christ au sommet de la montagne est l’un de ces exemples.
Mais les apôtres ne sont guère que des humains, tout comme nous. Nous partageons leurs faiblesses de compréhension sélective quand Jésus parle. Dans les versets précédents, Jésus a informé ses apôtres une fois de plus qu’il va être trahi, condamné à mort et raillé puis crucifié. Mais le troisième jour, il « ressuscitera d’entre les morts ! »
Nous voyons une mère enthousiaste amener ses fils à Jésus. Tous trois se prosternent à genoux devant lui en privé, et elle lui demande une faveur pour ses enfants. « Que désires-tu ? », demande-t-il. Et elle lui demande franchement d’obtenir pour ses fils, prestige, privilèges et pouvoir. Tout cela semble être fait sous l’apparat d’une véritable piété et d’une humilité louable.
Je me demande parfois où je me situe dans ces histoires. Qu’est-ce que je demande dans mes prières ? Le fait d’être à genoux change-t-il quelque chose ?
La prière de cette mère est honnête et vient du cœur. Elle ne demande rien pour elle. Elle formule sa requête pour le seul bénéfice de ses enfants. Ils sont de bons fils. Ils ont abandonné tant de choses et ont travaillé si dur. Ils ont fait face au danger et aux épreuves. Tous les apôtres méritent une promotion, Jésus, mais je vous en prie, donnez à mes enfants cette faveur spéciale au-dessus de tous les autres.
Jésus leur répond avec douceur, « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais bientôt boire ? » Oh oui, lui répondent-ils sûrs d’eux. Nous le pouvons. Les dix autres apôtres manifestent leur indignation quand ils apprennent cette manœuvre pour le pouvoir et la promotion.
Prière : Jésus, où dois-je me situer dans cette histoire ? Quelles sont les choses que j’ai demandé de votre part ? Suis-je coupable d’une « compréhension spirituelle sélective ? » Amen.
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Par Surprised by Joy
La coupe du Christ
Matthieu 20, 17-28
« Pouvez-vous boire la coupe ? » demande Jésus. Notre réponse peut changer nos vies radicalement. Jésus va bientôt entamer son Chemin de croix. Sa coupe constitue l'une de ses souffrances et de ses peines. Marcherez-vous avec lui jusqu’à Gethsémani ? Choisirez-vous volontairement une croix tout comme le Christ l’a fait sur le Calvaire ? Êtes-vous prêts à souffrir pour Jésus Christ ? Êtes-vous prêts à mourir pour le message de paix avec Dieu retranscrit dans l’Évangile ?
Feu Henri Nouwen a remarqué que le fait de tenir la coupe de la vie est une discipline difficile (d’après l’article, “Can You Drink the Cup”, Ave Maria Press) Cela requiert beaucoup de courage. Avant de boire la coupe, il nous faut la tenir. La coupe est parfois le reflet de la souffrance. Nous oublions ou négligeons trop souvent le fait que Jésus était un homme de souffrances. M. Nouwen écrit : « La coupe de Jésus est une coupe de chagrin, non seulement le sien, mais celui de toute l’espèce humaine. C’est une coupe pleine de douleur physique, mentale et spirituelle. C’est la coupe de la famine, de la torture, de la solitude, du rejet, de l’abandon et de la douleur imminente. C’est une coupe pleine d’amertume. Qui voudrait boire une telle coupe ? » Nous sommes tous appelés à boire de la coupe du Christ. Nous sommes tous appelés à être comme le Christ. La coupe nous rassemble autour de la croix.
Elle peut aussi se révéler une coupe de grande joie. « C’est la coupe dans laquelle chagrins et joies, tristesse et bonheur, deuil et danses ne se séparent jamais. M. Nouwen nous rappelle que Jésus est un homme de joies. Il nous faut retenir cela alors que nous commençons intentionnellement à approcher la croix dans nos réflexions du Carême. La croix est symbole de résurrection et de gloire. La croix nous guide vers la vie éternelle. La croix nous apporte la coupe du salut. La croix nous apporte la vie. Sans la croix, nous sommes perdus.
Je me suis souvent interrogé par rapport à cette mère et à ses deux fils dans cette histoire. Je me demande ce qu’étaient leurs pensées seulement huit jours plus tard, quand Jésus le bien-aimé est mort sur la croix. Jaques était introuvable. Seuls Jean et sa mère sont bravement restés ensemble au pied de la croix. Je me demande s’ils se sont souvenu de cette conversation avec Jésus alors qu'il avaient promis de boire sa coupe.
« Car, à l'égard du Christ, il vous a été fait la grâce, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui (Philippiens 1, 29) ».
Prière : Dieu, apprends-nous en davantage au sujet de la coupe du Christ alors que nous poursuivons notre marche du Carême vers la croix. Amen.
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Par Surprised by Joy
L’obole de la veuve
Marc 12, 41-44
Jésus avait parlé à des foules immenses dans le temple. La foule l’écoutait avec joie. Puis Jésus commença ses enseignements au sujet des « scribes ». Ils adoraient à se promener en robes longues, en tenues officielles, et recherchaient les premiers sièges dans les synagogues et les premières places dans les festins. « Ils engloutissent les biens des veuves et font mine de prier longuement. » Ces gens, avertit Jésus, « seront plus sévèrement jugés. » Puis Jésus se déplaça en un autre endroit de la synagogue.
« Jésus s’assit en face du Trésor. Il regardait comment la foule y jetait de la monnaie. Bien des riches en déposaient beaucoup. Vint aussi une pauvre veuve qui y déposa deux piécettes, qui font le quart d’un as. »
Jésus ravi appela ses disciples et les engagea à observer cette leçon importante dans le modèle économique de Dieu. Voici la clé de toute l’histoire, s’exclama-t-il. Cette pauvre veuve a donné plus que tous les autres qui versent au Trésor. Car tous ont versé de leur superflu, mais elle a prélevé de son indigence. Elle a mis tout ce qu’elle possédait. Tout ce qu’elle avait pour vivre.
Qui sommes-nous dans cette histoire ?
Prière : Dieu, aide-nous à vivre l’histoire d’aujourd’hui honnêtement, dans la joie et la générosité. Amen.