L'Homosexualité et la Bible
Notre histoire à travers cette aventure entre Dieu et les Etres Humains
1) Introduction :
Les origines de la Bible, son contexte, les sources :
Il est toujours très intéressant de connaître les origines des textes ou bien du livre que l'on utilise pour des études, des recherches. Essayer de comprendre le contexte socio-politique et historico-culturel. La Bible est plus qu'un livre c'est une histoire merveilleuse entre Dieu et les êtres humains du moins avec une partie , car c'est très localisé dans une région précise de notre monde. Le plus fou dans ce livre, c'est que chacun s'y retrouve selon son histoire, ses croyances, sa culture et son identité propre.
Que signifie le mot Bible ?
Le mot "Bible" vient du grec biblion, "livre". Il dérive de Byblos, le port phénicien antique où l'on traitait le papyrus (bilbos) avant de l'exporter vers la Grèce. Dès le II* siècle av. J.-C., les Juifs d'Alexandrie désignent la "loi de Moïse "(Pentateuque), qu'ils appellent aussi " l'Ecriture" ( graphê). Au Moyen Age, le pluriel ta biblia, "les livres saints", donne en latin le féminin singulier biblia. D'où en français "bible" et ses homologues dans les autres langues modernes (bibbia en italien, bibel en allemand, etc.).
Au début du 2° siècle, le codex (= le cahier à page, livre) est adopté par les chrétiens et les gnostiques ( les philosophes) de préférence au rouleau de parchemin (volumen) utilisé par les Juifs pour les Ecritures Saintes, ceci pour des raisons pratiques d'utilisation privée des écrits. Ce choix permit d'affirmer ainsi leur différences à l'égard des juifs.
La Bible impose dorénavant sa forme comme livre, ce faisant elle est le modèle de tout livre à venir.
La Bible demeure une collection de livres : 24 officiellement pour les juifs, tout en hébreu; 3 fois plus pour les chrétiens, avec une bonne partie en grec, donc le NT.
La plupart des formes littéraires connues de l'Antiquité sont représentées à savoir: mythe et l'épopée, les annales et le code de lois, l'hymne et la supplique, l'oracle et la vision, la sagesse et la parabole, la lettre et la biographie, etc. Plus d'un millénaire est couvert par la rédaction de ces textes.
Les textes bibliques sont très tôt désignés, par les juifs et les chrétiens, comme "saints" ou "sacrés", ce qui veut dire mis à part des autres. La Bible est considérée comme la constitution ou la charte du peuple "élu", qui s'identifie lui-même comme "saint".
De plus pour les croyants, elle contient ou même elle est " parole de Dieu ": c'est comme tel que depuis l'origine elle a une place privilégiée dans le culte juif ou chrétien.
Quant à la Bible chrétienne, la tradition la nomme "canonisée", quid ?
Le terme grec de "canon" signifiant "règle" , indique la clôture physique du corps biblique, composé de l'AT et du NT.
Après les débats ravivés par la Réforme, le concile de Trente ( en 1546) définit dogmatiquement, soit solennellement et irréversiblement pour les catholiques, le canon des Ecritures, autrement dit la liste des livres " saints" ou "divinement inspirés".
Grâce à la découverte en 1947, de l'ancien monastère de Qumrân, proche de la mer Morte, les scientifiques, les exégètes, les théologiens et les biblistes ont découvert que les textes de la Bible ne dateraient que du X° siècle après Jésus-Christ. La Vulgate ou bien la Septante auraient été influencés par des écrits médiévaux, qui eux-mêmes sont inspirés par des textes plus anciens. Nous pouvons de suite comprendre que des erreurs de traduction, d'interprétations ont pu se glisser!
La traduction de la Bible en grec fut produit par les juifs en diaspora, vivant dans un milieux helléniste. Plusieurs tendances religieuses et politiques imposent une famille de textes qui amène un remaniement des textes originaux, afin de traduire la lutte des juifs vis à vis de la société helléniste de l'époque et de leurs mœurs, culte de la terre avec émission de semence sur le sol, prostitution cultuelle d'homme ou de femme, tout ceci est pour les puristes une insulte au culte de Yahvé.
Nous revoyons le problème de la traduction ensuite avec la propagation de la foi en pays européens. L'utilisation de termes incorrects, comme "homosexuel" qui nous intéresse, ou avec d'autre points plus théologiques que nous verrons une autre fois.
Voyons tout d'abord les textes utilisés pour condamner l'homosexualité, ou des relations se rapprochant de cette "pratique".
2) Les textes qui condamnent ou utilisés comme tels :
a) Quel est le péché de Sodome ou pourquoi fut-elle condamnée par Dieu ?
Dans Ezéchiel 16, 48-50, il est clairement dit que le peuple de Sodome, comme un grand nombre de personnes aujourd'hui, possédait des biens matériels en abondance. Mais ce peuple refusa de subvenir aux besoins des pauvres et rendit des cultes aux idoles. Les pêchés d'injustice et d'idolâtrie tourmentent chaque génération.
Nous nous plaçons sous le même jugement, si nous créons de faux dieux et si nous traitons notre prochain avec injustice.
b) Le Lévitique : 18, 22 et 20,13 :
Les chrétiens aujourd'hui ne suivent pas les règles et les rites consignés dans le livre du Lévitique; livre rituel et sacerdotal pour les prêtres du temple de Jérusalem, un façon d'imposer une vie "sans tâche" et dite "pure" à toute la classe de prêtre, de lignée royale, tout ce code de conduite fut par la suite étendue à toute la population juive de l'époque et ce jusqu'à ce jour.
Certains ignorent leur propre impureté quand ils citent le Lévitique pour condamner les homosexuels(les). Un tel abus de l'Ecriture déforme le sens de l'Ancien Testament et nie le message du Nouveau Testament.
"Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme, cela serait une abomination." Lev: 18,22 et 20,13
Ces mots apparaissent uniquement dans le code sacré du Lévitique, un manuel de rituels pour les prêtres d'Israël. Leurs sens peuvent seulement être pleinement compris dans un contexte socio-historique de l'ancien peuple hébreu. Israël, qui avait une place unique en tant que peuple élu par le Dieu, devait éviter les pratiques des autres peuples et les croyances polythéistes. La religion hébraïque, caractérisée par la révélation d'un Dieu unique, se trouvait en tension continuelle avec la religion des Cananéens environnants, qui adoraient de multiples dieux de la fertilité. Le culte idolâtre des Cananéens était caractérisé par une prostitution cultuelle masculine et féminine, ceci est cité dans le Deutéronome 23, 17 . Ce comportement compromettait à maintes reprises la fidélité et la loyauté d'Israël envers Dieu.
Dans certaines versions de la Bible, le mot hébreu " qadesh", qui traduit l'attitude cultuelle liée à la prostitution, fut faussement traduit par " sodomie". Ce même mot peut aussi signifier "pratiquer le coït", ce que nous avons habituellement traduit par connaître
Le mot généralement utilisé dans l'Ancien Testament pour désigner un coït "homosexuel" est shakhabh.
Pour comprendre le développement de l'histoire de Sodome et Gomorrhe, il est important de la replacer dans un contexte des légendes apparentées du folklore des cultures voisines.
Nombre de ces légendes racontent l'histoire d'un inconnu (quelque fois une divinité déguisée) qui visite une ville où on lui refuse l'hospitalité. Il finit par trouver où se loger, souvent chez des pauvres et en retour, l'inconnu aide ses hôtes à fuir la ville avant sa destruction. La plus fameuse de ces légendes est celle de Philémon et Baucis selon le récit d'Ovide
Nous voyons ici tout de suite l'impact que ces légendes ont eu sur l'auteur Yahviste, le vice entraînant la condamnation et la destruction de la cité coupable n'est jamais d'ordre sexuel; il s'agit toujours d'iniquité, et plus particulièrement d'orgueil et d'inhospitalité.
La preuve de ces faits dans le récit qui nous intéresse est que quand le visiteur angélique arrivent, en inconnus, à la tente d'Abraham, sa bonté se manifeste puissamment dans la chaleureuse hospitalité avec laquelle il les reçoit: Gn : 18,2-5
D'une façon analogue la vertu de Loth, homme digne de la ferveur de Dieu, se manifeste dans son hospitalité envers ces inconnus; c'est ce qui le distingue des autres habitants de Sodome. Gn :19.1-3
L'interprétation du péché majeur de Sodome et Gomorrhe comme relevant de l'inhospitalité se trouve confirmée dans le Nouveau Testament, lorsque le Christ discute le cas où ses disciples seraient reçus avec hostilité. Luc : 10.10-12
Nulle part dans l'Ancien Testament ainsi que dans le Nouveau ce péché n'est assimilé à un comportement Homosexuel.
c) L'interprétation de l'épître aux Romains : 1.26
Quant au Nouveau Testament, le principal argument pour juger l'activité homosexuelle comme étant immoral a été traditionnellement pris dans l'épître aux Romains 1.26
Le terme qui amène toute cette confusion est para-phusin qui donne en français " contre nature". Il nous est difficile aujourd'hui de savoir et de comprendre le sens profond de ce terme et surtout d'affirmer ce que cette expression signifiait pour Paul. La même expression est utilisée dans Rm 11.24, dans le sens que Dieu lui-même agit para-phusin lorsqu'il greffe une branche d'olivier sauvage (les Gentils) sur un arbre cultivé (la lignée des Juifs). Cet emploi montre clairement que cette expression ne désigne pas nécessairement une action qui doit être jugée comme immorale.
Après examen des 7 cas où Paul utilise le mot phusis dans ses épîtres, on commence à entrevoir ce que Paul entendait par ce terme. Il est fort probable que Paul est emprunté ce terme à la philosophie Stoïcienne populaire, mais il ne la prend pas dans le sens philosophique de nature intrinsèque ou essence, comme il aurait pu le faire pour justifier une morale basée sur la loi naturelle. Au contraire, il l'utilise toujours dans un contexte lié à l'héritage religieux et culturel. Les juifs sont juifs par "nature", dans un autre passage nous pourrons lire qu'il est "contre-nature" de porter des cheveux longs. Quand Paul utilise ce mot il ne fait pas la distinction entre loi naturelle et la coutume sociale, il fusionne ces deux concepts. Paul fait un parallèle entre le terme hébreu "Toevah" de l'Ancien Testament, c'est à dire ce qui n'était pas conforme à la coutume et à la loi juives.
Nous pouvons donner deux explications différentes à ce que Paul désignait par cette expression:
Il pourrait s'agir d'un païen qui aurait goûter d'autres plaisirs sexuels car ne se contente plus du seul besoin sexuel, argument explicite puisqu'il est dit " abandonné" "l'usage naturel" de leur sexualité en faveur de ce qui est "au-delà de la nature". c à d avoir une activité qui irait à l'encontre de son penchants naturels. Paul pense apparemment à ces seuls actes homosexuels perpétrés par ceux qu'ils considèrent comme hétéro.
La deuxième possibilité est que phusis concerne la "nature" du peuple élu à qui la loi Lévitique interdisait d'avoir des relations homosexuelles. On peut penser que Paul discute la nécessité d'observer la loi Lévitique pour être reconnu du vrai Dieu. Les deux interprétations sont sûrement valides. Il semble vouloir dire que les Gentils ayant connu la vérité de Dieu et l'ayant rejetée, rejettent en conséquence leur vrai nature quant à leurs appétits sexuels, pour aller au-delà de ce qui leur était naturel (= l'activité hétérosexuelle) et ce de qui était approuvé pour les juifs.
Par conséquent les épîtres de Paul ne traite pas explicitement du problème des personnes ayant une orientation fondamentalement homosexuelle. Ni les malakoï ni les arsenokoïtaï n'étaient nécessairement des homosexuels; les premiers étaient probablement des débauchés et les deuxièmes probablement des personnes prostitués ou des gens pratiquant le coït anal, ce qui n'est pas exclusivement une activité homosexuelle. Les personnes désignées dans Rm 1.26 ne sont pas probablement des "gays" = c à d psychologiquement attiré par des personnes de même sexe, puisqu'ils sont décrits comme "abandonnant leurs habitudes naturelles"
Nous pouvons aussi dire avec certitude que Paul fut influencé par le contexte de la culture et des coutumes grecques de son époque et de sa culture et de son expression religieuse juive.
L'idée prédominante est que les activités homosexuelles était, pour les juifs, un signe de rejet de Dieu, car dans l'AT et dans l'esprit juif, la notion d'activité homo était intimement liée à celle d'idolâtrie. On peut en trouver un exemple dans le Deutéronome 23,18-19.
Dans les pays voisins d'Israël, la coutume était d'utiliser des personnes des deux sexes pour les rites de fertilité qui se déroulaient dans les temples. Parce que les Dieux étaient considérés comme des êtres sexués, ils devaient être adorés au moyen d'actes sexuels véritables. Paul connaissait très bien ce contexte de l'AT, et pour lui, lorsqu'il parle de l'homosexualité, de toute évidence, il croyait que cette pratique était le résultat de l'idolâtrie.
Dieu a puni l'idolâtre en le condamnant au conséquence de son égoïsme et de ses passions. Il semblerait que Paul ne traite de la question des activités homosexuelles que dans le contexte des cultes idolâtres.
On ne doit pas oublier que les auteurs de l'AT à cause de la sous population, se souciaient beaucoup de la procréation, et ce , au point que toute destruction consciente de semence viable était considérée comme un crime grave.
Il faut aussi rappeler qu'à l'époque biblique, la sodomie était utilisée pour manifester la domination, traduire le mépris et imposer l'humiliation.
Chez les Egyptiens, la sodomie était infligée aux ennemis vaincus en signe de domination, ceci nous fait comprendre la raison pour laquelle les Israélites considéraient les pratiques homosexuelles comme une abomination, étant donné que la sodomie en était l'expression la plus connue. En plus , dans une société où l'honneur du mâle était d'une importance capitale, les actes homosexuels délibérés ne pouvaient être tolérés. Par la sodomie, les deux protagonistes s'attaquaient en fait aux fondements mêmes de la société patriarcale: L'un parce qu'il se servait de l'autre comme d'une femme, et l'autre parce qu'il acceptait ce rôle de femme. L'honneur du mâle était ainsi bafoué par les deux.
Pour conclure, nous pouvons dire que tous les textes dans la Bible réagissent comme une condamnation, pour accuser une attitude extrême, ou bien dénoncer toutes formes d'idolâtrie, de prostitutions sacrées, de viol, de séduction d'enfant et de violation des droits de l'hôte. C'est pourquoi nous ne sommes jamais certain si les condamnations s'applique aux actes homosexuels mêmes ou seulement lorsqu'ils sont pratiqués dans ces circonstances-là.
d) Qu'est-ce qu'une "abomination" ?
Une abomination est ce que Dieu trouve détestable parce qu'il y a eu une relation impure,
( comme le viol, l'exploitation d'autrui, etc.), un manque de loyauté, ou une injustice.
Plusieurs mots hébreux traduisent ce terme. Nous les trouvons dans le Lévitique sous le nom de "toevah", ce qui est habituellement associé à l'idolâtrie, comme dans Ezéchiel, où il apparaît plusieurs fois.
Etant donné l'étroite association du mot toevah avec les pratiques idolâtres et religieuses cananéennes de la prostitution cultuelle, l'utilisation de toevah concerne uniquement la relation sexuelle entre personnes du même sexe. L'utilisation de ce terme, dans le Lévitique, remet en question la condamnation qui était appliquée aux sentiments amoureux adultes, consentants entre personnes du même sexe.
Un certain nombre de rituels et de règles cités dans l'Ancien Testament ont été donnés pour préserver les caractéristiques de la religion et de la culture d'Israël, mais, comme c'est indiqué dans Galates 3, 22-25, les chrétiens ne sont plus liés aux lois juives, car, par la foi, nous sommes unis aux paroles du Christ, et non liés au livre du Lévitique. Il est sûr que les questions éthiques concernent toutes les cultures et tous les peuples de tout temps. Par la suite, ces réflexions ont donc rejailli du temps de Jésus-Christ, qui ne dit rien au sujet de l'homosexualité. En revanche, il nous parle abondamment d'amour, de justice, de miséricorde, et de foi.
3) Les textes relatants une relation homosexuelle ou ne la condamnant pas:
Après ces textes exposés comme condamnant une attitude homosexuelle, voyons rapidement les textes cités dans la Bible ou est clairement exprimer soit une relation amoureuse entre deux femmes ou entre deux hommes, soit une parole d'amour de par le Christ qui conscient des diverses façon de vivre la sexualité accueillait, aimer et promettait le même message pour toutes et tous sans distinction aucune.
Nous pouvons dire que nous sommes sous la bonne influence de la théologie de la Libération, ainsi sous l'influence des mouvements Féministes qui ont permis une relecture des textes Biblique à la lumière de l'amour, de la vérité, des sciences humaines, théologique, historique et socio-politique.
Nous voyons très facilement que la Bible nous parle, qu'elle nous interpelle, même à nous soit disant les parias les exclus de Dieu, les damnés. Tout ceci est faux heureusement quand nous lisons l'Evangile avec notre cœur , nos tripes, notre foi, et non avec notre bouche pleine de haine, de phobies, d'intolérance et de jugement.
C'est notre histoire aussi que est racontée dans ce livre merveilleux plein d'amour , et vérité poignante et décapante, mais soyons humbles et honnêtes osons voir aussi que tout comportement vécus avec excès dans la luxure est répréhensible par le bon sens humain.
Voyons maintenant les textes en question: ( Ruth 1:16 )
Le livre de Ruth dans l'ancien testament peut paraître très romantique pas seulement du à l'histoire entre Boaz et Ruth , mais avec Naomi et Ruth. Entre elles existait la plus émouvante promesse de fidélité que nous pourrions lire dans la Bible: Ruth dit : " Ne me presse pas à te quitter, de retourner loin de toi, car où tu iras, j'irai, et où tu passeras la nuit je la passerai, ton peuple sera mon peuple, ton Dieu sera mon Dieu, où tu mourras je mourrai, et là je serai enterrée, etc.", Noémi ou Naomi c'est pareil, le sens étymologique de ce prénom veut dire : ma tendresse, ma charmante.
Bienqu'étant mariées toutes les deux à des hommes, elles s'arrangèrent pour que Ruth rentre dans la famille de sa belle-mère par ce mariage, afin de pouvoir toujours honorer sa promesse d'être à jamais auprès d'elle. Peut-on dire pour autant qu'il existait une relation saphique entre elles ? rien ne peut nous le dire , mais ne peut nous dire le contraire ! ce qui est clair dans cette histoire, c'est que deux femmes tout au long de leur vie, ont eu une relation passionnée, dévoué, ceci étant suffisamment louable pour que cette histoire soit relatée dans les Saintes Ecritures.
Une autre histoire tout aussi troublante, celle de David et Jonathan ( II Samuel 1:26, I Samuel 16;18;20;23;28;35;42 ) qui survient à une époque où les amants guerriers sont communs et considérés comme nobles.
Dans la Bible, ce tragique triangle entre Saul, Jonathan et David, pleine de passion, pleine de jalousie et d'intrigue politique, nous emmène directement vers une relation d'amour entre deux hommes.
" - je suis dans la détresse à cause de toi, Jonathan, mon frère! Je t'aimais tant ( tu m'étais si cher); Ton amour pour moi était plus merveilleux encore que l'amour des femmes."
L'auteur de ce livre a clairement accordé à David une beauté classique masculine (1 Sa16:12), dans une histoire d'amour et de loyauté marqué de romantisme (1 Sa18:1-5), ajouté à cela des rencontres secrètes 1 sa 20:1-23; 35-42), des embrassades et des pleures( 1 sa 20:41), également des refus de manger ( 1 Sa 28:23-24), et une alliance explicite ( un engagement formel) entre le combattant et son amant après la mort de Jonathan ( 1 Sa 20:12-17;42).
Nous ne pouvons lire ce récit sans discerner l'évidence que Jonathan était l'amoureux de David.
Un siècle d'interprétation homophobe de la Bible les a enfermés trop longtemps dans le silence!
Le livre des Actes dans le nouveau Testament, relate les premiers récits de l'église primitive dans leurs premières tentatives de prédications et de leur vécus de l'enseignement et de la proclamation du règne de Dieu, de l'amour inconditionnel de la parole de Dieu, avec une entière assurance et sans entraves (Actes 28:31).
Deux histoires sont au centre de ce récit : Pierre et Corneille ( Actes 10), et entre Philippe et l'eunuque éthiopien ( Actes 8).
C'est deux récits prennent racines dans la prophétie d'Isaie 56. Isaie proclama des jours futures où les Gentils ( = les non juifs et ensuite les païens) et les eunuques seront inclus parmi le peuple de Dieu et leur "sacrifices" "trouveront grâce auprès de Dieu ", seront "acceptable" = accueillir.
Ce terme "acceptable se retrouve dans Isaie 56:7 et dans les Actes 10:35.
Une parole de Dieu sans entraves et inclusive:
Dans l'histoire de Pierre et du centurion Corneille, Pierre lui donne lecture d'une révélation divine qui dit:" ... Dieu sera impartial, mais en toutes nations, quiconque craindra le Seigneur, pratiquera la justice, trouvera accueil auprès de Lui". Actes 10:35
Pierre lui apprend que parmi toutes les "nations", cultures ou peuples, quiconque craindra (= respectera) Dieu et fera ce qui est juste seront acceptables pour le baptême de l'eau en attendant celui du feu, de l'Esprit Saint.
Ce "quiconque" me semble t-il inclus de fait tout groupe identitaire.
Certain sont né "eunuques" Quel sens peut-on donné à ce mot "eunuque" ?
Ce mot semble se référer premièrement aux hommes qui seraient castrés pour pouvoir vivre dans un harem de femmes. Mais il apparaît très vite que ce sens change et qu'il prend un sens très éloigné du sens premier d'un eunuque castré physiquement.
"Eunuque, est un terme générique inclus plusieurs sens et personnes comme la femme stérile, les prêtres et autres personnes de la cours royale : magiciens attitré, etc.
les eunuques castrés étaient fonctionnellement homosexuels mais non par nature.
Rappelons nous la parole de Jésus disant que le "Mariage n'est pas pour tout le monde"
dans la parabole des trois eunuques dit par le Christ, à savoir : Matthieu 19:12:
"Il y a des eunuques qui sont nés ainsi du sein maternel; il y a ceux qui ont été rendus tels par les hommes; et il y a ceux qui se sont rendus eux-mêmes eunuques à cause du Royaume des Cieux. Comprennent qui peut comprendre."
Il me semble facile ici de comprendre à qui Jésus fait allusion dans ces trois cas de figures. Apparaît ici l'évidence même que Jésus explique que le mariage hétérosexuel n'est pas la norme pour tous et toutes. Ce commentaire important de jésus reconnaît le style de vie autre que celui des hétérosexuels et implique donc celui des homosexuels(les).
Une autre histoire d'eunuque, celui de Actes 8, éthiopien de nationalité, baptisé par Philippe. L'eunuque lisait Isaie 53, un passage relatant une prophétie messianique qui décrit la destiné du serviteur opprimé qui sera mis de côté et délaissé par les hommes, rejeté par tous, sauf par Dieu. L'eunuque pris ce message comme étant sien. Que les rejetés seront inclus au royaume de Dieu sans distinctions aucunes. De-là la question de l'eunuque :
" - Qu'est-ce qui m'empêche d'être baptisé ?" - l'apôtre Philippe lui répond : " - Rien!"